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Une « guerre des gangs » : Bruxelles face à une série de fusillades liées au narcotrafic

Un homme a été tué dans la commune bruxelloise d’Anderlecht dans la nuit de jeudi à vendredi au cours d’une nouvelle fusillade liée au trafic de drogue. Il s’agit du quatrième incident de ce type à Bruxelles depuis mardi soir.

Une série de fusillades liées au narcotrafic à Bruxelles, dont l’une mortelle, inquiète les autorités et illustre l’insuffisance des moyens policiers et de la justice pour lutter contre une criminalité ultraviolente, employant des armes de guerre en pleine rue.

Un homme a été tué dans la nuit de jeudi 6 au vendredi 7 février dans une cité de la commune bruxelloise d’Anderlecht, a annoncé le bourgmestre (le maire) de la commune, Fabrice Cumps. Il a été victime de la quatrième fusillade liée au trafic de drogue à Bruxelles depuis mardi soir, et la troisième à Anderlecht en l’espace de 48 heures sur l’un des points de vente de stupéfiants bien connus, les « hotspots » identifiés en 2024 par les autorités.

« Mon message aujourd’hui, il est clair, très clair : c’est inadmissible ce qui se passe, c’est totalement inadmissible », a déclaré vendredi soir le procureur de Bruxelles Julien Moinil, lors d’une conférence presse. Il a appelé les autorités politiques à renforcer les moyens policiers. « J’espère pour ma part que nous serons entendus et que nous pourrons rapidement augmenter les moyens et la capacité de la police », a-t-il ajouté.

Mais face à une situation budgétaire très contrainte, le gouvernement fédéral en place depuis le 3 février n’évoque pas de nouveaux recrutements dans la police. Il est en revanche question de redéploiements de policiers « sur le terrain », notamment ceux de la zone couvrant les communes bruxelloises d’Anderlecht, Saint-Gilles et Forest.

Les tirs tôt vendredi dans le quartier du Peterbos, où des policiers étaient pourtant déployés dans la nuit, sont le fait de représailles après ceux survenus aux abords d’une station de métro dans les heures précédentes.

« Ces fusillades sont liées à la présence de groupes criminels à Bruxelles liés au narcotrafic et [au fait] que ces groupes se livrent une guerre qui est violente, inacceptable », a déclaré le procureur.

Mercredi, les images de la vidéosurveillance de la station de métro Clemenceau ont fait le tour des réseaux sociaux. On y voit deux hommes en blouson et cagoule brandir chacun un fusil d’assaut et faire feu sur une cible invisible, avant de s’enfuir vers les couloirs souterrains.

Ces deux suspects, toujours recherchés deux jours plus tard, ont agi au milieu des passants empruntant le métro, et les faits ont d’autant plus choqué les autorités qu’un impact de balle a été retrouvé sur le mur d’une chambre d’enfant, dans une rue voisine.

Le procureur de Bruxelles avait regretté cette semaine « une chaîne judiciaire faible » et la surpopulation carcérale chronique, qui empêche actuellement l’exécution de toutes les peines. Une référence au système de congés qu’a dû instaurer l’administration pénitentiaire pour libérer des places.

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